Quelles sont les zones de déperdition thermique d'une maison ?

L’importance d’une bonne isolation thermique n’est plus à démontrer. Elle vous permettra non seulement de réaliser des économies sur vos factures, mais aussi de passer l’hiver et l’été sans constamment avoir l’envie de changer le système de chauffage. Il y a certaines parties de votre maison dont l’isolation doit être optimum au risque de causer une déperdition thermique. Quelles sont ces zones ?

Zones de déperdition thermique.

Lorsque vous n’isolez pas correctement votre maison, la chaleur ou la fraîcheur produite s’échappe, soit par les murs (25 %), le sol (7 %), ou les ponts thermiques (5 %). La plus grande partie s’échappera par le toit (30 %).

La sous-toiture.

Etant donné que la plus grande partie de la déperdition thermique se produit par le toit, isoler sa sous-toiture présente un intérêt capital. Cela peut se faire avec de la laine de verre. C’est le matériau le plus indiqué pour réaliser cette isolation. Cela est encore plus important quand vous vivez dans une maison à plusieurs niveaux. Autrement, le dernier niveau sera invivable lors des saisons extrêmes.

Le sol.

Il ne faut pas se contenter d’isoler le sol des chambres et de votre salon. Les sous-sols, la cave et tous les compartiments de la maison doivent être pris en compte. Il est possible de le faire en usant de panneaux XPS ou EPS.

Isoler les murs.

Les murs peuvent être isolés en interne comme en externe. Le matériau utilisé, selon les cas, sera différent. Il faut aussi prendre en compte les espaces techniques de la maison et veiller à les isoler de sorte qu’ils ne soient pas soumis au gel pendant l’hiver. L’isolation interne sera plus orientée sur les aspects thermiques et phoniques, tandis que la partie externe sera faite avec du matériel d’isolation thermique adéquat pour éviter les déperditions et stabiliser la température à l’intérieur de la maison.

Quelques techniques d’isolation.

Isolation par l’intérieur.

Ici, l’isolant est placé entre la paroi externe du mur et l’espace interne de la maison. Cette technique présente plusieurs avantages, notamment celui de vous rendre éligible aux aides. D’un point de vue pratique, cette technique favorise une montée rapide de la température en interne et sa descente en cas de besoin. En outre, sa mise en place n’est pas onéreuse.

Cela dit, au cours d’une rénovation, elle peut présenter le désavantage de réduire l’espace à l’intérieur. De plus, lorsque l’on utilise cette technique, il est impératif d’installer des rupteurs de ponts thermiques.

L’isolation par l’extérieur.

C’est l’inverse de la technique précédente. L’isolant se retrouve entre le mur et l’espace qui est à l’extérieur de la maison. Cette technique vous rend aussi éligible aux aides en plus d’offrir une bonne inertie thermique.

De même, la technique offre une bonne résistance à l’eau. Facile à mettre en place, il faut toutefois souligner que c’est une technique qui peut présenter des difficultés au niveau des ponts thermiques. Aussi, étant donné que la plupart des français préfèrent l’isolation par l’intérieur, cette technique-ci est moins sollicitée, ce qui engendre un coût relativement important pour son installation.

L’isolation répartie.

On parle de ce type d’isolation lorsque le matériel isolant est intégré dans la structure porteuse. Il existe deux types d’isolation répartie. Il y a celle dite osseuse, dans laquelle l’isolant est implanté entre les montants de la structure du bâtiment. Dans le deuxième type dit Monomur, c’est le matériau qui sert d’isolant qui joue aussi le rôle de structure.

Les deux structures sont éligibles aux aides en plus d’être économiques. En effet, alors que le Monomur n’impliquera que l’usage d’un seul matériel pour deux objectifs, l’isolation osseuse sera, quant à elle, moins chère à l’installation. Les deux techniques nécessitent peu de ponts thermiques. Mais le Monomur offre une inertie thermique plus importante.